Et si on allait directement au sol ?

Ne-waza et brésilien, c’est à travers ces deux jiu-jitsu que le combat au sol connait un fort développement en France. Si celles-ci comportent de nombreux points communs, elles comportent également des différences qui permettent à chacune de trouver « leur public ».

Techniques d’étranglement, de clé articulaire, ou encore de compression musculaire…permettent à une personne les maîtrisant de soumettre toute autre personne même si celle-ci est plus lourde…cela parait irréalisable mais pourtant c’est possible grâce à aux techniques de combat eu sol. Permettant un développement personnel tout en apprenant des techniques de self-défense, ces deux arts martiaux si distincts et si différents à la fois, attirent tous les âges, des enfants jusqu’aux sexagénaires.

Le jiu-jitsu ne-waza : une pratique traditionnelle et organisée du combat au sol

Le ne-waza dont la pratique est rattachée au judo adopte les codes traditionnels de l’art martial japonais. En effet, les kimonos sont blancs (le bleu vu parfois est relativement mal perçu), on salut à l’entrée et à la sortie du tatami, on salue l’adversaire et la progression en grade se fait de manière linéaire à travers de nombreux examens qui permettent de changer de couleur de ceinture. Cependant, cette rigidité disciplinaire est moindre que celle que l’on peut trouver dans l’Aïkido par exemple.

Cette discipline ne dispose pas de cours à part entière et le plus souvent on apprend ces techniques au sol lors de cours de judo. Néanmoins, elle est accessible à tous les âges même si elle attire surtout les enfants dont les parents sont séduits par les valeurs morales enseignées par le judo. A haut niveau, le ne-waza possède ses propres compétitions internationales (sous la tutelle de la fédération internationale de judo). Par ailleurs, l’équipe de France de jiujitsu ne-waza s’entraine au Cercle Tisiser avec la section de jiujitsu brésilien ce qui témoigne de la similitude de contenus entre ces deux variantes.

Le jiu-jitsu brésilien : une pratique contemporaine du combat au sol

Le jiu-jitsu brésilien se distingue fortement de son pendant japonais dans la mesure où le coté traditionnel de la pratique y est beaucoup moins présent. En effet, on peut trouver aux entrainements une ambiance plus décontractée comme peut en témoigner la musique diffusée durant les entrainements ou encore les kimonos multicolores arborés par les pratiquants. Nonobstant, cela n’est pas le cas dans toutes les salles car reste à l’appréciation du professeur. De plus, un combat de jiujitsu brésilien commence d’abord debout avant de poursuivre au sol et la progression des ceintures y est différente tant au niveau des couleurs qu’au niveau de l’avancement en grade. Dans la variante brésilienne, c’est le professeur certifié qui décide du grade du pratiquant.

La pratique du jiu-jitsu brésilien est plus accessible que le ne-waza notamment pour les femmes ou encore ceux qui ne sont « pas habitués à faire du sport ». A noter qu’il existe également des cours dédiés aux enfants. La pratique de haut niveau est en revanche plus complexe. En effet, des compétitions organisées par la Fédération Internationale de Jiu-Jitsu brésilien sont en concurrence pour attirer les meilleurs combattant à coup de primes toujours plus grandes, comme le fait l’Abu Dhabi World Professional Jiu-Jitsu, dont la première édition a eu lieu en 2015. Cette compétition innovante, met en avant le combat par équipes, voulant créer une « Ligue des Champions » du jiu-jitsu.

Le Cercle Tissier : berceau du jiu-jitsu brésilien en Europe

Le premier club de jiu-jitsu brésilien en France est né au Cercle Tissier. Là où en 1994, Rickson Gracie, la légende de la discipline encadra le premier stage de Jiu-jitsu brésilien sur le territoire hexagonal. Aujourd’hui, la structure compte plus de 300 pratiquants réguliers parmi lesquels figurent des athlètes et professeurs de haut niveau venus du monde entier. Si vous êtes attirés et souhaitez découvrir l’une ou ces deux pratiques de combat au sol, vous aurez compris que le Cercle Tissier est une place forte du combat au sol.

 

Thibaut Faussabry avec l’aide de Claire-France Thévenon

 

Nos petits judokas en forme ce mercredi

Réunis autour d’Edar, Olivier Michailesco, Claire France Thevenon et la championne d’Europe des moins de 48 kg, la belge Charline Van Snick. Nos petits judokas ont été très dynamiques en ce mercredi après-midi.

L’athlète belge qui s’entraine actuellement au Cercle Tissier a prodigué de nombreux conseils aux enfants dans une séance particulièrement animée, dès l’échauffement on pouvait sentir l’enthousiasme de ceux-ci comme en témoigne le bruit des chutes sur le grand tatami du dojo, l’essoufflement de nos petits judokas ou encore les kimonos défaits. L’assiduité et l’écoute étaient également au rendez-vous notamment lors des différentes démonstrations des prises faites par les professeurs. La séance s’est terminée par une belle photo de groupe avec des élèves et des professeurs souriants.